Les trains de Space Mountain : 30 ans d’évolutions

🚀 Les trains de Space Mountain : 30 ans d’évolutions

Quand on évoque Space Mountain à Disneyland Paris, on pense souvent à ses différentes thématiques – de Jules Verne à Star Wars – ou à son spectaculaire canon de lancement. Mais un élément tout aussi essentiel a lui aussi évolué au fil du temps : les trains de l’attraction. Véritables écrins des passagers, ils racontent à leur manière l’histoire technique et esthétique de cette montagne russe iconique.

Les trains originaux (1995–2005) : l’esprit Jules VerneVekoma MK1200

À l’ouverture de Space Mountain : De la Terre à la Lune en 1995, les trains conçus par Vekoma impressionnent autant par leur technologie que par leur design. Composés de six wagons de quatre places chacun, ils accueillent jusqu’à 24 passagers par lancement.

Leur habillage rend hommage à l’univers steampunk de Jules Verne : couleurs bronze et bleu, rivets apparents. On voyageait donc littéralement à bord d’un vaisseau céleste. 

Côté confort, en revanche, l’expérience était plus rude. Les trains utilisaient des harnais rigides au-dessus des épaules, classiques des montagnes russes des années 90. Spectaculaires, mais pas toujours tendres pour la nuque des passagers lors des inversions.

Mission 2 (2005 – 2017) : même coque, nouvelle livréeVekoma MK1200

Lorsque l’attraction devient Space Mountain : Mission 2 en 2005, les trains ne changent pas de structure. Les mêmes rames Vekoma continuent d’embarquer 24 passagers à la fois, avec les mêmes harnais et la même ergonomie.

La différence se situe surtout dans l’apparence. L’esthétique steampunk s’efface peu à peu au profit d’un style plus « spatial », plus sombre, évoquant un voyage au-delà de la Lune vers les confins de la galaxie. Les couleurs se modernisent, mais le confort reste identique… et les critiques sur les secousses persistent.

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Hyperspace Mountain (2017 – aujourd’hui) : de nouveaux trains pour une nouvelle èreVekoma MK1212

La grande révolution arrive en 2017 lors de la deuxième phase de la grande réhabilitation commencée en 2015. Disneyland Paris remplace enfin les trains d’origine par de nouvelles rames Vekoma, les MK1212.

Si la capacité demeure inchangée (24 passagers), le confort est nettement amélioré. Les sièges sont plus ergonomiques et les harnais plus souples, combinant appui épaules et ceinture ventrale. Fini le temps où l’on sortait avec la tête ballottée : le parcours reste intense, mais il est désormais plus fluide et agréable.

Sur le plan technique, ces trains intègrent également un système audio embarqué modernisé, permettant une meilleure synchronisation entre la musique et les sensations. Et côté design, les trains de 2017 ne sont pas purement thématisés Star Wars. Ils reprennent un esthétisme hybride, steampunk et élégant, qui fonctionne aussi bien dans l’univers de Jules Verne que dans une bataille galactique.

Design extérieur :

  • Style rétro-futuriste/steampunk, dans la continuité de Discoveryland.
  • Couleur principale : bleu métallique, rehaussé de détails dorés.
  • Ornements avec rivets apparents, rappelant la machinerie du XIXᵉ siècle.
  • Soleil et lune sculptés à l’avant du premier wagon, clin d’œil direct à la thématique originelle.
  • Étoiles dorées en relief sur les côtés, qui ajoutent une touche élégante et “céleste”.

Intérieur :

  • Sièges façon cuir rouge, plus ergonomiques, apportant confort et chaleur visuelle.
  • Harnais repensés : plus souples, avec une ceinture ventrale intégrée.

Trois générations, une même mission

En trois décennies, les trains de Space Mountain sont passés de l’esthétique rétro-futuriste de Jules Verne à la modernité épurée. Au-delà des couleurs et des logos, ce sont surtout les évolutions en matière de confort et de technologie embarquée qui témoignent de l’attention portée à l’expérience des passagers.

Aujourd’hui encore, ces trains continuent de propulser chaque jour des milliers de visiteurs dans les étoiles – avec toujours la même promesse : un voyage aussi spectaculaire qu’inoubliable.

👉 Le saviez-vous ?
Les trains originaux de 1995 ne se contentaient pas d’arborer un design steampunk bleu et bronze : ils étaient aussi dotés de bandes vertes fluorescentes. Ces marquages réagissaient à la lumière noire présente dans le dôme, créant un effet de vaisseau spatial filant dans l’obscurité. C’était un vrai clin d’œil aux illusions lumineuses du XIXᵉ siècle, tout en renforçant l’immersion pour les passagers qui, entre deux inversions, voyaient ces lueurs vertes s’évanouir dans l’espace.

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